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La flore de Rodrigues a malheureusement beaucoup souffert
de la déforestation et de l'érosion des sols. A cause de l'action
de l'homme et de l'élevage intensif et mal encadré, de nombreuses
espèces de plantes endémiques ont disparus.
D'après la Mauritian Wildlife Foundation (MWF) 94% des plantes
endémiques de Rodrigues sont en voie d'extinction. Les feuilles
des espèces médicinales sont utilisées pour la production
d'objets artisanaux.
Depuis 2000, la situation s'est aggravée, car pour la fabrication
de paniers, sacs et autres objets, les artisans puisent dans
les réserves naturelles, pour dénicher les feuilles de vacoas
ou de lataniers.
Des efforts ont été engagés pour préserver la nature qui recèle
quelques espèces rares, comme le bois gandine, le café marron
ou l'hibiscus à fleur rose. L'exemple du café marron est frappant.
Il ne restait qu'un seul exemplaire de cette plante unique
au monde, existant seulement à Rodrigues et retrouvée par
hasard dans les années 80. Cette plante est une petite cousine
du caféier, haute d'une trentaine de centimètres, et elle
poussait jadis partout comme de la mauvaise herbe sur l'île.
Des boutures prélevées sur cet unique arbuste ont permis de
replanter 8 café marron à Rodrigues.
Depuis 2001 différentes opérations menées par la MWF et de
nombreux habitants ont permis de replanter environ 60 000
graines de plantes endémiques, dont 30 000 vacoas.
Les habitants de l'île ont pris conscience des richesses
naturelles de leur petit bout de terre et oeuvrent pour que
les erreurs du passé ne se reproduisent pas. Mais le véritable
fléau à venir, véritable menace pour l'environnement serait
un trop rapide développement touristique.
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