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C'est sans aucun doute parce que l'île
Rodrigues est perdue au beau milieu de l'océan
indien, qu'ici le temps semble s'être
arrêté. Ici on ne court pas,
il n'y a pas de stress et l'on prend encore
le temps de saluer le passant et de discuter.
C'est important ça de discuter, dire
"bonzour", parler de tout et de
rien, pour le monde extérieur qui
vit dans un monde dit de communication,
mais qui ne communique plus...
Un peu d'humilité, nous avons beaucoup
à apprendre de ce peuple.
Ici, jusqu'à 1972, il n'y avait pas
d'avions. La première liaison aérienne
fût inaugurée le 10 septembre
1972, avec un Piper Navajo qui ne pouvait
transporter que 3 personnes !
Ici la télé n'est arrivée
en 1987, avec son flot d'images à
sensations.
Ici il y a encore peu de voiture et on continue
à marcher à pied sur de longues
distances.
Ici, on dit "bonzour" à
son voisin...
Ici, on refuse une implantation touristique
trop importante qui risquerait de détruire
le paysage et l'âme de Rodrigues,
mais pour combien de temps encore...
Vous qui visitez ce petit bout de paradis,
oubliez votre vie citadine, votre tel portable
(qui de toute façon ne passe pas!)
et mettez vous à l'heure Rodriguaise
!
La population compte environ 40 000 personnes
essentiellement créoles, descendants
des esclaves africains ou malgaches. Contrairement
à Maurice, le métissage s'est
largement développé. Vous
croiserez peut-être aussi des "
rouges ", très minoritaires,
descendants des quelques colons français
venus s'installer à Rodrigues dès
le XVIIIème siècle. Il y a
aussi quelques familles chinoises et de
rares hindous.
La population Rodriguaise est de confession
catholique à plus de 95 %. Le premier
prêtre, François Thévaux,
arriva sur l'île en 1850. Pour rendre
hommage aux nombreux catholiques Rodriguais,
le Pape Jean-Paul II y célébra
une messe en 1989 devant plus de 17 000
personnes !
L'île vit essentiellement de l'agriculture,
de l'élevage et de la pêche.
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Photos ©
: Cotton Bay |